Considérées comme « dégénérées », les œuvres de Löwenstein sont saisies par la Feldkommandantur dans le port de Bordeaux, tandis que celles d'Esmond sont spoliées par l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR) dans l'appartement familial laissé vacant. Cette administration nazie, chargée des confiscations de biens culturels dans les territoires occupés, entrepose ensuite l'ensemble de ces peintures dans la « salle des martyrs » du musée du Jeu de Paume, en attente de leur destruction.
Certaines d'entre elles ont été retrouvées, puis restituées après réclamation des familles et enquête de l’administration, des chercheurs et des généalogistes.
En 2025, les familles de Diane Esmond et de Fédor Löwenstein ont souhaité confier ces tableaux au mahJ pour raconter leur histoire et celle de leurs auteurs. En présentant ces œuvres et des documents d’archives, cet accrochage rappelle que 80 ans après les spoliations, les familles, les chercheurs, le ministère de la Culture et la Commission pour la restitution des biens et l'indemnisation des victimes de spoliations antisémites (CIVS) restent mobilisés.
Commissariat : Pascale Samuel, assistée de Léa Weill
Informations pratiques
Musée d'art et d'histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
Mercredi 20 mai 2026 / Rencontre avec Adrianna Wallis, artiste et petite-fille de Diane Esmond de 18h à 19h
18 February 2026